À LA RENCONTRE DE….
PRISCILLIA LIEGEARD

Peux-tu te présenter ?
Je m’appelle Priscillia LIEGEARD, je suis bénévole au sein de la CTA de la Ligue de Normandie en tant que référente féminisation depuis maintenant presque 2 ans.

Quelles sont tes missions au sein de la CTA ?
Je réfère auprès de Jamila BOULHIMSSE qui est la responsable féminisation au sein de la fédération, de tout ce qu’on peut faire, je fais des petits états des lieux des arbitres féminines. Au sein de la CTA, avec Hervé RIGAL, on met des actions en place, on est au service des jeunes arbitres. Nous avons mis des actions en place afin de passer des moments joyeux comme l’Armad’Hand pour aider et fidéliser les arbitres féminines.

 

Comment as-tu intégré la CTA ?
C’est Yannick PETIT qui est venu me proposer ce rôle, j’ai accepté. Aujourd’hui mes filles ne sont plus dans le hand comme avant donc je peux passer plus de temps pour faire des choses à côté de ma vie personnelle. De mon côté, je suis également moins sur les terrains, également en tant qu’arbitre donc j’ai plus de disponibilité. Cela me permet de rester dans le monde du hand et d’apporter ma pierre à l’édifice.

Est-ce qu’un bénévole peut faire partie intégrante d’un projet au sein de la CTA ?
Actuellement je suis bénévole donc je vais dire oui. Oui, un bénévole peut aider la CTA à faire évoluer, à développer des projets. Le plus gros projet de la féminisation cette année a été l’Armad’Hand, je suis également intervenu sur d’autres projets, durant Octobre Rose par exemple.

Le bénévolat c’est de l’investissement pour une passion, il faut avoir du temps à consacrer, mais plus nous serons nombreux, plus les projets pourront se développer rapidement.
Participer à un projet et voir qu’il se développe est valorisant.

Tu as été au cœur du projet Armad’Hand qui s’est déroulé au mois de juin 2023, peux-tu nous parler de cet évènement ?
L’Armad’Hand, c’est un gros projet que nous avons développé. L’objectif était d’organiser un évènement vendeur, nous avons besoin d’être très attractif pour faire venir nos arbitres sur nos évènements. Nous avons invité des arbitres élites. Julie BONAVENTURA et Karine PLOUHINEC ont passé l’intégralité de la journée avec l’ensemble des arbitres présentes.

La matinée a été animée sous la forme de questions-réponses avec l’ensemble des personnes présentes. Nos invités ont été top et ont été sans filtre avec nos arbitres féminines. Leur disponibilité a permis de passer une très belle journée. L’après-midi nous avons été faire une balade au cœur de l’armada en bateau pour découvrir l’évènement de l’intérieur. Cela a permis de bien clôturer notre journée, un moment de cohésion pour nos participantes qui sont reparties avec un t-shirt souvenir de l’évènement et l’affiche dédicacés par Julie et Karine.

Tu as participé au séminaire CNA/CTA qui s’est déroulé à la maison du handball, comment as-tu vécu cette journée ?

C’était la première fois que je me rendais à la Maison du Handball, quand je suis arrivée j’avais des étoiles pleins les yeux. L’accueil a été top, j’étais la seule de la féminisation à être présente parmi tous.

J’ai trouvé ce séminaire vraiment sympa, j’ai été un petit peu en retrait et j’ai surtout écouté ce qu’il se passait. On a fait des petits groupes pour évoquer des sujets et y amener nos idées où là j’ai un peu plus participé. J’étais vraiment là pour écouter et voir comment ça se passait. J’ai trouvé ça intéressant de voir comment les informations qui nous sont transmises émergent.

La MDH est impressionnante. La présentation de tous les trophées des équipes de France féminine et masculine, les murs avec l’histoire du handball français. Il y a un mur que j’ai beaucoup apprécié qui est le mur des arbitres, il ne faut pas oublier que les arbitres sont importants et que sans eux il n’y aurait pas de sport.

Aurais-tu un message à faire passer ?

Pour pouvoir monter des projets, pour pouvoir aller plus loin dans ce qu’on veut faire, nous avons besoin de bénévoles, nous ne pouvons pas tout faire seuls. Aujourd’hui on est un bassin qui avant covid était important, le taux d’arbitre féminine a baissé après la pandémie, il faut aujourd’hui pouvoir prospecter, former, fidéliser dans les clubs. C’est un travail de chaque instant qui se fait au départ dans les clubs avec les JAJ puis ensuite c’est à nous de les accompagner et leur donner les moyens d’évoluer. Pour cela il nous faut des ressources.

La féminisation, nous sommes à l’écoute de toutes les arbitres, si vous rencontrez des problèmes ou que vous voulez échanger nous sommes à votre disposition, n’hésitez pas.

Pour faire changer les mentalités il faut le dire. Nous prendrons ensuite contact avec les personnes concernées.